Article: Cosiness
Cosiness
Il y a une qualité particulière dans la lumière de septembre.
Elle est encore chaude, mais plus douce désormais, inclinée différemment, comme si le soleil lui-même avait décidé de prendre les choses plus lentement. Les soirées arrivent un peu plus tôt. On commence à chercher quelque chose de chaud à poser sur ses épaules.
Et, d'une façon ou d'une autre, on se met à désirer le cocooning.
L'été nous tire vers l'extérieur, vers la lumière, le mouvement, l'attraction constante de tout ce qui reste inachevé dehors. Il y a peu de place pour l'immobilité. Peu de place pour la pensée.
L'automne inverse cela. Silencieusement, sans l'annoncer, il nous ramène vers l'intérieur.
Vers un fauteuil favori. Vers la chaleur du tissu contre la peau. Vers une tasse tenue entre les deux mains et un moment qui n'appartient, enfin, qu'à nous-mêmes.
Il y a quelque chose de familier dans ce retour. Comme si l'automne ne changeait pas seulement la saison, il nous rendait une version de nous-mêmes que nous avions presque égarée. Plus silencieuse. Plus attentive. Capable, à nouveau, de rester avec une pensée jusqu'à ce qu'elle devienne claire.
Même nos yeux semblent changer.
Les couleurs agitées de l'été, vives, insistantes, partout à la fois, cèdent la place à des teintes plus profondes : terre cuite, olive, ocre, bleu pétrole, rose poudré. Des couleurs qui portent un peu plus de terre. Un peu plus d'ombre. Des couleurs qui demandent à être regardées lentement.
C'est peut-être cela que nous aimons dans l'automne.
Il nous ramène à nos sens.
À la texture. À la chaleur. Au plaisir de remarquer les petites choses. À ces choses qui ne nous demandent rien, sinon d'être présents.
Le cocooning n'est pas un retrait du monde.
C'est un retour à soi-même. Comme on le fait toujours, quand la saison le permet enfin.