La couleur que j'ai envie de porter - S'habiller selon l'humeur, pas selon les règles
Je n'ai jamais été très douée avec les règles.
Surtout quand il s'agit de couleur.
Je ne me réveille pas en me demandant quelle saison je suis, quelles couleurs flattent mon teint, ou quelle nuance le monde a décidé que nous devrions toutes aimer cette année.
J'ouvre mon armoire.
Et j'écoute.
Certains matins, le bleu me trouve en premier.
Un bleu profond, infini. Peut-être que j'ai besoin d'espace. Peut-être de calme. Ou peut-être que je veux simplement porter un peu de ciel avec moi.
D'autres jours appartiennent au rouge.
Le rouge ne chuchote pas. Il arrive.
Puis il y a les jours où je porte du noir. Des jours où je veux le silence, la simplicité, rien de plus.
Et parfois, quand le ciel est au plus gris, je ressens un besoin presque déraisonnable d'orange.
J'ai arrêté de me demander pourquoi.
Les couleurs que je porte suivent souvent mon humeur. Ou peut-être qu'elles la déplacent doucement ailleurs. Je n'ai jamais vraiment décidé ce qui vient en premier. Ce que je sais, c'est que la couleur porte une énergie, une force tranquille qui change la lumière d'une journée avant même qu'un seul mot soit prononcé.
Et cela, pour moi, est lié à quelque chose que je valorise profondément.
La liberté.
La liberté de se réveiller différente.
D'être silencieuse aujourd'hui et exubérante demain.
De disparaître un peu. De prendre de la place.
De porter une couleur parce qu'elle me rappelle un endroit, un tableau, un été que je n'ai pas oublié.
Ou simplement parce qu'elle me fait sourire.
Nous vivons entourées de douces instructions.
Ce qui nous va. Ce qui nous flatte. Ce qui est élégant. Ce qui est à la mode. Ce qui appartient à notre palette et ce qui n'y a pas sa place.
Peut-être que certaines de ces règles sont utiles.
Mais l'inattendu me manquerait.
L'orange d'un jour gris me manquerait.
Le rouge que je n'étais pas censée porter.
L'étrange bleu auquel je ne pouvais pas cesser de penser.
Je n'ai pas besoin que chaque couleur me flatte parfaitement.
Parfois, je veux qu'une couleur me dérange un peu.
Me réveille.
Change la lumière.
Pour moi, la couleur n'a jamais été une question de perfection.
C'est une question de choix.
Choisir selon le jour, la lumière, l'humeur, la femme que je suis ce matin-là.
Choisir, librement, est l'un des luxes tranquilles de la vie.